Suite à de nombreuses demandes, vous pourrez trouver ci-dessous, la vidéo de l'émission "J'aimerais vous y voir', diffusée sur LCP, où Eric RAOULT est aide soignant, pendant 2 jours, aux urgences de l'hôpital de Bondy.
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Francois Hollande aura, par manque de modestie, empreint d'arrogance et de suffisance, permis à Alain Juppé de le pousser dans les cordes.
Le candidat socialiste a pu trouver son maître. Même s'il a remplacé les 110 propositions de Francois Mitterrand, par ses 60 propres mesures, son manque de modestie et sa trop grande sûreté en lui ne lui permettent pas de mobiliser l'opinion en sa faveur.
Le candidat PS reste très insuffisant sur les dossiers d'actualité, comme la résorption de l'immigration au cas par cas, ou le développement du logement, il devra désormais affronter tous les jours le grand écart entre la démagogie ambiante des socialistes et la redoutable perspicacité d'Alain Juppé, Ministre d'Etat.
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Éric Raoult sera l'invité de l'émission "Objectif Elysée" de Serge Moati, sur LCP, Vendredi 27 Janvier, à 23h30, rediffusée Samedi 28 à 19h30.
L'émission sera également sur le site internet de LCP.
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Jacques Chirac accueille sa condamnation "avec sérénité"
Par LEXPRESS.fr
La justice a condamné ce jeudi l'ex-président à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris.
REUTERS
L'ancien président écope de deux ans de prison avec sursis dans les deux volets de l'affaire sur les emplois fictifs de la ville de Paris. Jacques Chirac a "toujours souhaité assumer ce qui était dans le dossier" assure son avocat. Les principales réactions.
Eva Joly, candidate à la présidentielle d'Europe Ecologie- Les-Verts
"Si Jacques Chirac avait été jugé dans les mêmes conditions que l'ensemble des Français après la découverte des faits, les citoyens auraient aujourd'hui une plus grande confiance dans la démocratie. Au lieu de cela, ce procès a été maintes fois évité, alors qu'il était nécessaire, puisque même la Ville de Paris avait renoncé à porter plainte", déclare-t-elle dans un communiqué. Un peu plus tard, la candidate a lancé un appel à l'ex-président de la République sur Twitter: "J'invite Jacques Chirac à tirer les conséquences de sa condamnation et de fait, à démissionner du Conseil Constitutionnel."
Me Veil, avocat de Jacques Chirac
Jacques Chirac a pris la nouvelle de sa condamnation "avec sérénité", a affirmé l'un de ses avocats, Me Jean Veil, sans dire à ce stade si l'ex-chef de l'Etat ferait appel. "Il est satisfait qu'à tout le moins le tribunal reconnaisse qu'il n'y a eu aucun enrichissement personnel. [Jacques Chirac] a depuis le début toujours souhaité assumer ce qui était dans le dossier", a-t-il assuré. Il "a toujours eu une colonne vertébrale très forte (...) Il a toujours dit: 'si quelqu'un dans cette affaire doit être condamné, ça ne peut être que moi et pas mes collaborateurs'". Interrogé sur l'aspect historique du jugement, l'avocat a répondu: "c'est une des choses qui me soucient le plus"."Car évidemment, un certain nombre d'étrangers, peut-être même de Français, ne liront pas la décision en détail, et ne retiendront que la sanction de deux ans de prison avec sursis, sans comprendre que tout cela est ancien, contesté."
François Hollande, candidat PS à la présidentielle
"La justice est passée et elle devait passer pour que ne s'installe pas un sentiment d'impunité"
REUTERS
"La justice est passée et elle devait passer pour que ne s'installe pas un sentiment d'impunité", a-t-il déclaré à Bondy en marge d'une visite sur le thème de la formation des enseignants. Il a souligné le "retard par rapport aux faits" dans le dossier des emplois fictifs de Paris, ce qui "renvoie à la question du statut pénal du chef de l'Etat". "J'ai une pensée pour l'homme qui connaît en plus des ennuis de santé'", a-t-il ajouté.
Anh Dao Traxel, fille adoptive des Chirac
La décision du tribunal est "trop, trop sévère pour lui", a réagi la fille adoptive de Jacques Chirac, Anh Dao Traxel, à la sortie du tribunal après la lecture du jugement."La justice a tranché, il faut la respecter et c'est malheureusement une grande douleur pour notre famille et pour Jacques Chirac", a-t-elle dit.
Jean-Pierre Raffarin, son ex-Premier ministre
"C'est une triste nouvelle", "ce jugement me paraît être d'une grande sévérité et il est surprenant", dit le sénateur UMP. "Je suis franchement surpris parce qu'il y a quelque chose d'un peu anachronique: on juge aujourd'hui des situations d'une autre époque, entre-temps de nombreuses lois ont changé la donne", a-t-il souligné. "Aujourd'hui mon raisonnement n'est pas juridique mais personnel et c'est de la tristesse au coeur", a-t-il conclu.
Le candidat MoDem à l'Elysée, François Bayrou
"Certes, le jugement intervient bien tard après les faits en raison du statut contestable qui couvre en France le président de la République et aussi de nombreuses manoeuvres de retardement", déclare le ministre de l'Education de Jacques Chirac de 1995 à 1997. "Mais dans un Etat de droit, la justice doit être indépendante et la même pour tous. Saisie de graves manquements, après avoir prononcé d'autres condamnations, elle ne pouvait trancher autrement. La loi est dure mais c'est la loi", conclut-il, reprenant l'adage latin "dura lex, sed lex".
François Fillon, Premier ministre
"Je n'ai pas l'habitude de commenter des décisions de justice, je pense simplement que celle-ci arrive vraiment trop tard, plus de 20 ans après les faits", a dit le Premier ministre français, dans une déclaration à la presse à Sao Paulo en marge d'un discours devant des hommes d'affaires brésiliens."C'est une décision qui à mon sens ne viendra pas altérer la relation personnelle qui existe entre les Français et Jacques Chirac", a-t-il ajouté. "C'est une relation dont chacun a pu constater au cours des dernières années qu'elle était extrêmement forte".
Bernard Delanoë, maire de Paris (communiqué)
La décision de justice vient reconnaître le fondement de la démarche engagée par la Municipalité depuis 2001 pour obtenir la reconnaissance et la réparation des fautes commises contre les intérêts de la collectivité et des Parisiens. La Ville avait accepté en septembre 2010 la réparation du préjudice subi. Elle a en effet obtenu le remboursement intégral du coût de 19 emplois alors que le jugement rendu n'en retient certains que partiellement. Il est d'ailleurs notable que l'association Anticor se soit finalement vue refuser sa demande de constitution de partie civile.
Benoît Hamon, porte-parole du PS (BFMTV)
"C'est une bonne nouvelle pour la démocratie française et la parfaite indépendance de la justice dans un dossier pas simple, très sensible sur le plan politique. Elle confirme donc qu'il y avait bien des emplois fictifs à la Mairie de Paris. Il y a eu un manquement à l'honnêteté dans ce domaine-là. Deux ans avec sursis ce n'est pas rien, c'est une condamnation importante."
Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du Front national (BFMTV)
"M. Chirac s'est fait pincer les doigts dans la porte avec une condamnation très grave, condamnation à la prison quand on voit que le sursis n'a été attribué que pour des raisons d'âge et de sénilité. Or ce n'est pas la seule affaire. La France est malheureusement corrompue dans beaucoup de ces secteurs mais nous avons été présidés par un délinquant pendant 12 ans, et mon adversaire de 2002 est quelqu'un qui aurait dû être condamné à la prison."
André Vallini, président PS du Conseil Général de l'Isère (BFMTV)
"La justice est passée, c'est une bonne nouvelle pour la démocratie. Elle passe très tardivement, c'est le problème du statut pénal du chef de l'état. Je considère que c'est une bonne chose, même si, bien sûr, il n'y a pas de joie particulière à exprimer. Jacques Chirac est aujourd'hui âgé, malade et plus Président de la République."
Benoist Apparu, secrétaire d'Etat chargé du Logement (i-Télé)
"Chacun doit respecter la décision de la justice, je n'ai pas grand-chose à dire. Je ne commente pas le jugement, si c'est sévère ou pas. Il est compliqué de juger les moeurs politiques d'il y a vingt ans avec le regard d'aujourd'hui."
Bernard Debré, député UMP de Paris (BFMTV)
"Les emplois fictifs étaient anormaux et illégaux. A cette époque, c'était monnaie courante, quand on regarde ce qui se passait à l'Elysée. Cela pose le problème de l'immunité présidentielle. Elle doit être pleine et entière pour les actes commis pendant la présidence de la République, pendant qu'on est élu et qu'on exerce un pouvoir. Faut-il pour autant que cette immunité s'étende à des dates antérieures ?"
Les gens continuent à l'aimer, c'est un homme de coeur, un type bien. J'ai honte pour la justice. (Eric Raoult)
Eric Raoult, député UMP de Seine-Saint-Denis (I-télé)
"On a voulu jouer l'acharnement, c'est une volonté d'abattre un homme. Les gens continuent à l'aimer, c'est un homme de coeur, un type bien. J'ai honte pour la justice."
Jean Arthuis, président de l'Alliance centriste (Twitter)
"Une sanction était fatale, elle est symbolique et tardive. Une page se tourne."
Jean-Christophe Cambadélis, député PS de Paris (Blog)
"Le réquisitoire est plus lourd que la sanction. Même si elle est une première vis-à-vis d'un ancien président, et que ce dernier est très âgé. S'il n'y a pas eu de mansuétude, c'est que le tribunal ne voulait détacher Jacques Chirac de ses collaborateurs. Ces derniers ont été lourdement condamnés comme Alain Juppé, Robert Pandraud ou encore Michel Roussin. Il y aurait eu là, comme une injustice face à cette impunité. La justice est passée, tournons la page.
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JUSTICE - L'ancien président a été condamné a deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs...
Deux ans de prison avec sursis pour l’affaire des emplois fictifs. Jacques Chirac est le premier président de la Ve République à être condamné. «Justice est faite», jubile Eva Joly dans un communiqué. L’ancienne juge d’instruction relève que ce «jugement rendu après un véritable marathon judiciaire est la preuve de la nécessité et de l'utilité d'une justice indépendante et qui juge à égalité l'ensemble des citoyens».
Via son comtpe Twitter, la candidate d'Europe Ecologie - Les Verts à la présidentielle a par ailleurs «invité M.Chirac à tirer les conséquences de sa condamnation et de fait, à démissionner du Conseil Constitutionnel».
«Un soulagement pour ceux qui se sont battus contre l'impunité présidentielle»
Benoît Hamon, le porte-parole du PS a relevé sur BFM TV que cette condamnation était «une bonne nouvelle pour la démocratie française et la parfaite indépendance de la justice». Pour lui, le point satisfaisant, «ce n’est pas que Jacques Chirac soit condamné, c’est que la justice passe et qu’elle dise une chose simple: tout le monde est justiciable.»
«La justice est passée», a surenchéri François Hollande, lors d'une conférence de presse à Bondy (Seine-Saint-Denis), estimant qu'elle «doit passer pour que ne s'installe pas un sentiment d'impunité». Le candidat socialiste, pour qui l'ancien chef de l'Etat a envisagé de voter, a cependant indiqué avoir «une pensée pour l'homme Jacques Chirac».
Arnaud Montebourg a estimé dans un communiqué que «la décision de condamnation de l'ancien président de la République (était) un soulagement pour tous ceux qui se sont battus contre l'impunité présidentielle, maladie chronique et dangereuse du régime de la Ve République».
«Monnaie courante» à l’époque
Le monsieur Justice du PS, André Vallini s’est également réjoui sur BFM TV que «la justice [soit] passée», même «très tardivement», arguant que «c’est le problème du statut pénal du chef de l’Etat», qu’il juge «inacceptable». «On ne peut pas rester en l’état actuel avec un Président irresponsable», a-t-il insisté, alors que François Hollande prône une réforme de ce statut.
Bernard Debré, député UMP de Paris, est également revenu sur ce point. Prenant acte de cette condamnation, il a relevé sur BFM TV «qu’à cette époque c’était monnaie courante, quand on regarde ce qui se passait à l’Elysée». Il a posé toutefois le «problème de l’immunité présidentielle» qu’il juge légitime «pour les actes commis pendant la présidence de la République» mais «faut-il pour autant qu’ [elle] s’étende à des dates antérieures?», s’est-il demandé.
Pour François Fillon, il s'agit d'une décision qui «arrive vraiment trop tard, plus de 20 ans après les faits». Le Premier ministre, en déplacement à Sao Paulo, au Brésil, a estimé que le jugement «ne viendra pas altérer la relation personnelle qui existe entre les Français et Jacques Chirac». En effet, «les Français savent gré à Jacques Chirac de les avoir protégés à plusieurs reprises, d'avoir su les rassembler». Nicolas Sarkozy a estimé que l'«engagement constant» de Jacques Chirac lui «vaudra encore l'estime des Français».
Le Guen «abasourdi» par cette décision
Jacques Le Guen, député UMP du Finistère, s’est dit, lui, «abasourdi» par cette «décision» du tribunal, tout en la jugeant «respectable». Il pensait qu’une relaxe serait prononcée car «les faits reprochés correspondent à des événements anciens qui n’ont plus aucun intérêt». «On reproche au Président Chirac des emplois fictifs qui existaient dans tous les partis politiques. Alors attaquer ensuite en justice un homme qui a servi la France, je trouve cela désolant», a ajouté ce grand supporter de Jacques Chirac, sur BFM TV.
Plus tempéré, Jean-Louis Borloo a estimé sur RFI et France 24 que ce verdict prouvait «que notre démocratie fonctionne, que la justice s'applique à tous». Le président du parti radical s’est toutefois dit, «à titre absolument personnel», «touché pour lui et pour sa famille».
Réagissant à chaud sur I-Télé, Eric Raoult, député UMP de Seine-Saint-Denis, a parlé d’une «volonté d’abattre un homme». Emu, il a lâché: «J’ai honte pour la justice de mon pays. [Au tribunal de Bobigny], on libère des voyous. Dans un pays comme le notre on ne doit pas condamner Jacques Chirac».
Enfin, Jean-Marie Le Pen, toujours sur BFM TV, a jugé cette «condamnation très grave». «Nous avons été présidés par un délinquant pendant 12 ans, et mon adversaire de 2002 est quelqu’un qui aurait dû être condamné à la prison», s'est-il agacé.
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Suite à l'annonce par Dominique de Villepin de sa candidature à l'élection présidentielle, les responsables UMP sont montés au créneau pour dénoncer cette décision. "Une candidature de témoignage", selon son ancienne porte-parole de République solidaire, Marie-Anne Montchamp, aujourd'hui au gouvernement, qui appelle, comme beaucoup de ses camarades, au rassemblement derrière Nicolas Sarkozy. Il "a eu la mauvaise idée de la dissolution de 1997. Je voudrais qu'il ne commette pas l'erreur de la division en 2012", a lancé Nadine Morano.
Ils ont été surpris, mais ont rapidement réagi. Après l'appel de Dominique de Villepin, dimanche soir, à "l'union nationale" autour de sa candidature, plusieurs responsables UMP sont montés au créneau pour dénoncer l'entrée du président de République solidaire dans la course à la présidentielle. "C'est un homme seul, sans moyens financiers, sans mouvement politique...", a jugé Nadine Morano, ministre de l'Apprentissage et responsable UMP en charge des élections, avant d'ajouter lundi sur BFM TV que, "dans cette période de crise grave, se lancer dans une candidature solitaire est dangereux".
Nadine Morano a également tenu à rappeler le passé de Dominique de Villepin : il "a eu la mauvaise idée de la dissolution de 1997. Je voudrais qu'il ne commette pas l'erreur de la division en 2012". Et de demander à l'ancien Premier ministre de prendre "encore le temps de la réflexion" et de "rallier Nicolas Sarkozy", dont la candidature devrait être officialisée au début de l'année prochaine.
"Le risque d'un 21 avril à l'envers est réel"
Un avis partagé par Valérie Rosso-Debord, qui "regrette" la décision de Dominique de Villepin. Dans un communiqué, la déléguée générale adjointe de l'UMP affirme que "le risque d'un 21 avril à l'envers est réel et nous appelons toute notre famille politique à se rassembler et à se mobiliser face à la gauche et au FN". Il appartient à la "famille politique de l'UMP", a renchéri Nadine Morano. Une formulation déjà utilisée par la ministre la semaine dernière lors de la déclaration de candidature de François Bayrou.
"Je prends acte de cette candidature (…) de témoignage", mais "il me semble que le moment n'est pas optimal pour ce type de candidature", a pour sa part estimé son ancienne porte-parole Marie-Anne Montchamp, qui a quitté sa fonction en novembre 2010 après avoir été nommée secrétaire d'État aux Solidarités. Si elle reconnaît à Dominique de Villepin du "panache" et du "talent", elle appelle à "une attitude de soutien derrière le président de la République qui a la tâche immense de tenir le pays hors de l'eau".
Pour Minc, cela se terminera de "manière un peu pitoyable"
Mais en regrettant cette candidature, ils reconnaissent que ce n'est pas une bonne nouvelle pour le futur candidat UMP à la présidentielle. "Ce n'est pas une bonne nouvelle. Il pourrait y en avoir de meilleures", a clairement indiqué le député Eric Raoult. Mais il préfère rester optimiste : "On peut être candidat en décembre et soutien en mars." Vantant les qualités de l'ancien Premier ministre, l'élu de la majorité estime, sur France Inter, qu'il ne faut pas créer "l'irrémédiable" et lance un message à Dominique de Villepin : "La politique, ça ne se fait pas tout seul. Tu t'es présenté, mais il ne faut pas se séparer."
"Ce que je souhaite, c'est qu'il revienne dans sa famille", a également déclaré lundi le président du groupe UMP à l'Assemblée, Christian Jacob. "Il est mieux qu'il revienne. Plus on est rassemblé, plus on a de chances de gagner", a lancé le député de Seine-et-Marne, sur France 2. "Je ne souhaite pas qu'ils (avec Hervé Morin) aillent jusqu'au bout." Invité de France Info, le conseiller de Nicolas Sarkozy, Alain Minc, a de son côté été très sévère avec Dominique de Villepin, estimant que "tout ça se terminera de manière un peu pitoyable pour lui (…) Je pense vraiment qu'il sera sur la trajectoire de Michel Debré en 1981". A l'époque, l'ancien Premier ministre du Général de Gaulle avait recueilli 1% des voix à la présidentielle. Un score dont est crédité Dominique de Villepin dans les derniers sondages, réalisés, certes, avant sa déclaration de candidature.
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(AFP) – Il y a 5 heures
PARIS — Voici des réactions politiques lundi à l'annonce de la candidature de Dominique de Villepin à la présidentielle:
- François Hollande, candidat PS à la présidentielle: ""Il a surpris son monde". "Je ne sais pas exactement si cette candidature ira jusqu'au bout". "C'est un homme de convictions, on verra (...) si sa conviction est aussi forte que les pressions qu'il a en ce moment sur son dos".
- Jean-Louis Borloo: "Je pense que cela redistribue les cartes, Villepin casse l'ambiguïté de Bayrou. Et ça amène forcément Bayrou à n'être qu'un appendice de la candidature de gauche. Il ne pourra pas dire qu'il est à la fois le réceptacle du centre droit et du centre gauche. La grande mauvaise nouvelle c'est pour Bayrou, ce n'est pas pour Sarkozy",
- Olivier Besancenot, membre de la direction nationale du NPA : "Tout ce qui divise la majorité présidentielle, c'est bon à prendre car on souhaite tous que Nicolas Sarkozy se prenne une grosse claque aux élections." (sur LCI)
- Eric Raoult, député UMP: "C'est pas une bonne nouvelle. Il pourrait y en avoir de meilleures. Mais on est encore à plusieurs mois des élections. On peut être candidat en décembre et soutien en mars. Il veut montrer qu'il existe, qu'il ne faut pas l'oublier, qu'il a encore quelque chose à dire et à faire pour son pays. Il a été au côté de Jacques Chirac un très bon Premier ministre. Il est aussi un homme de la droite et du centre. Et puis le discours de l'ONU on s'en souvient. Mais il ne faut pas qu'il crée l'irrémédiable, c'est ce que je lui dirai: +La politique ça ne se fait pas tout seul. Tu t'es présenté mais il ne faut pas se séparer+" (sur France Inter)
- Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée: "J'aurais souhaité qu'il ne le fasse pas. Dominique de Villepin a été au coeur de deux dispositifs de deux campagnes électorales, celle de 1995 et 2002, il sait qu'une candidature à la présidentielle, ça ne s'improvise pas. Ce que je souhaite c'est qu'il revienne dans sa famille, qu'on soit rassemblés. Il est mieux qu'il y revienne. Plus on est rassemblés, plus on a de chances de gagner. A chaque fois que la droite et le centre sont rassemblés, on gagne (...). Je pense qu'il y a un principe de réalité qui s'imposera. L'intérêt de se rassembler pour faire gagner son camp. Pour moi l'essentiel est d'être uni".
Est-ce un coup dur pour Nicolas Sarkozy ? "Non, non. Le moment venu il faut que tout le monde sache se retrouver. Ce sera dans quelques semaines ou mois" (...) Je ne souhaite pas qu'ils (avec Hervé Morin) aillent au bout" (sur France 2).
- Jean-Luc Bennhamias, vice-président du Modem: sa candidature "me surprend comme tout le monde (...). Ca n'enlève rien à son intelligence". Ira-t-il jusqu'au bout ? "Je n'en sais rien. J'en connais les difficultés (...). Avoir les signatures de maires, ce n'est facile pour un homme qui n'a jamais été élu même s'il a eu de hautes responsabilités au niveau de l'Etat (...) S'opposer, débattre avec Dominique de Villepin, c'est intéressant. Après ça va où tout ça? Ca n'est pas très clair (...) C'est compliqué de penser qu'il puisse aller dans cette campagne jusqu'au bout vu la manière dont il s'y prend" (sur France Info).
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